Description
Les PASS (permanences d’accès aux soins de santé) sont des services d’hôpital qui soignent les personnes en grande précarité, avec ou sans couverture maladie, et les aident à ouvrir leurs droits.
Créées en 1998 par la loi contre les exclusions, elles sont installées à l’intérieur des hôpitaux. On en comptait environ 430 en 2020, la plupart de médecine générale, certaines dentaires, psychiatriques ou ophtalmologiques. L’accueil est inconditionnel : personnes sans domicile, isolées, en situation administrative compliquée, ou qui renoncent aux soins faute d’argent.
À la première visite, on voit un médecin et un assistant social. La PASS donne accès aux analyses, à la radiologie, aux spécialistes et à la pharmacie de l’hôpital. Après une évaluation sociale, les soins sont gratuits pour qui n’a pas de couverture ou seulement une partie. L’assistant social aide à obtenir l’Assurance maladie, puis la PASS oriente vers un médecin de ville. Tous les hôpitaux n’en ont pas, et le fonctionnement varie d’un établissement à l’autre.
Points forts
- Des soins gratuits, après évaluation sociale, pour les personnes sans couverture maladie ou avec une couverture partielle.
- Un assistant social aide à ouvrir les droits à l’Assurance maladie, en plus de la consultation.
- On a accès au plateau de l’hôpital : prises de sang, radiologie, spécialistes et médicaments de la pharmacie hospitalière.
Points faibles
- La gratuité n’est pas automatique : elle dépend d’une évaluation médico-sociale.
- Tous les hôpitaux n’ont pas de PASS, et les PASS dentaires ou psychiatriques sont rares (18 et 44 en France en 2020).
- La PASS ne remplace pas la médecine de ville : une fois les droits ouverts, il faut trouver un médecin, et le suivi risque de s’interrompre à ce moment-là.
Idéal pour
Les personnes sans couverture maladie, ou qui ne peuvent pas payer leurs soins, et qui doivent se soigner pendant qu’elles font leurs démarches.
Moins adapté à
Ceux qui ont déjà l’Assurance maladie et une complémentaire santé et cherchent un suivi durable, que la PASS laisse à la médecine de ville.



